Her Last Project (Son dernier projet)

Ce film raconte l’extraordinaire parcours de Shelly Sarwal, une médecin d’Halifax, en Nouvelle-Écosse. Souffrant d’une maladie incurable, l’atrophie multisystématisée (AMS), elle a demandé l’aide médicale à mourir et décidé de faire don de ses organes. Première personne de la Nouvelle-Écosse à suivre cette procédure médicale complexe, et légale depuis peu, elle a voulu rendre son expérience utile aux professionnels de la santé, démystifier ce rendez-vous avec la mort et créer un legs significatif grâce au don d’organes. Elle aura consacré la fin de sa vie à « son dernier projet ».

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Her Last Project (Son dernier projet) est une réalisation de Rosvita Dransfeld et une production de la Société canadienne du sang en partenariat avec la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse et le Centre des sciences de la santé QEII.

Présenté par la Société canadienne du sang et la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse – Legacy of Life
Production déléguée : Amber Appleby and Rosvita Dransfeld
Direction de la photographie : Marcia Conolly | Montage : Brenda Terning | Musique: APM
Conception sonore : Philip Dransfeld | Direction artistique : Adrian De La Pena
Gestion de projet : Ken Lotherington

DRE SHELLY SARWAL 

La Dre Sarwal était native d’Halifax. Diplômée de la faculté de médecine de l’Université Dalhousie, elle a effectué des résidences en médecine interne et en microbiologie médicale à l’Université McMaster, obtenu une bourse de recherche en maladies infectieuses de la London School of Hygiene and Tropical Medicine et participé au Programme canadien d’épidémiologie de terrain. La Dre Sarwal a mené une carrière exceptionnelle dans le domaine de la santé publique, et la seule chose qu’elle aimait plus que lutter contre la peste et la maladie, c’était d’enseigner aux autres comment faire. En plus de donner ses organes, elle a fait don de son cerveau à la Maritime Brain Tissue Bank, son ultime contribution à l’enseignement.


DON D'ORGANES ET DE TISSUS DE PATIENTS CONSCIENTS ET APTES À DONNER LEUR CONSENTEMENT

Une maladie peut être incurable et terminale sans qu’il y ait lésion cérébrale grave. Les patients atteints de ces maladies peuvent participer aux décisions concernant leurs soins de fin de vie, dont l’arrêt des traitements de maintien des fonctions vitales et l’aide médicale à mourir (AMM). Ils sont également aptes à prendre leurs propres décisions concernant le don d’organes. Bien qu’on encourage le patient à discuter du don d’organes avec sa famille et ses mandataires, c’est à lui qu’il revient de donner son consentement au don après avoir demandé l’arrêt des traitements ou l’aide médicale à mourir.

Des quelque 3 000 personnes qui ont recours à l’AMM chaque année, près de 20 % pourraient être admissibles au don d’organes et de tissus. Les patients expriment leur intérêt pour le don d’organes après avoir demandé l’AMM. On en déduit donc que les mourants ont le don d’organes à l’esprit et qu’ils en font un choix conscient.

Pour satisfaire les patients qui veulent donner leurs organes et leurs tissus, d’une part et, d’autre part, la communauté médicale qui souhaite avoir une ligne de conduite à suivre, la Société canadienne du sang a chapeauté l’élaboration de lignes directrices nationales. Shelly Sarwal, elle-même médecin, a participé au projet à titre de patiente, offrant une perspective unique du processus. Elle a fait œuvre de pionnière en amenant le don d’organes à l’avant-plan par sa collaboration à Her Last Project (Son dernier projet).

À lire aussi : Don d’organes et de tissus après décès dans le cas de l’aide médicale à mourir et des patients conscients et aptes