Importance du fer chez les donneurs de sang total : la perspective canadienne

Auteures : Dres Chantale Pambrun, FRCPC, et Mindy Goldman, FRCPC
Publié le 28 mars 2017, mis à jour 1 octobre 2018

Points-clés

  • La carence en fer est courante chez les donneurs de sang total, en particulier chez les femmes, les donneurs réguliers et les personnes qui ne répondent pas aux critères en matière d’hémoglobine.
  • En 2018, la Société canadienne du sang a augmenté la période d’attente entre deux dons pour les femmes à 84 jours, au lieu de 56 jours, afin de réduire le risque de carence en fer.
  • On conseille aux donneurs de sang total de parler avec leur médecin d’une éventuelle supplémentation en fer afin de pallier la perte de fer liée aux dons de sang. Une alimentation riche en fer est également recommandée à tous les donneurs de sang, mais cette mesure n’est pas suffisante pour restaurer le taux normal de ferritine.
  • Les médecins ayant des patients qui donnent fréquemment du sang (plus de trois fois par an pour les hommes et plus de une fois par an pour les femmes) doivent régulièrement envoyer ces patients faire analyser leur taux de ferritine sérique.
  • Les médecins ayant des patients qui donnent du sang doivent envisager de leur prescrire un supplément de fer. La prise quotidienne de 37,5 mg de fer élémentaire pendant huit semaines devrait suffire à reconstituer les réserves en fer perdues à la suite d’un don de sang total.

Introduction

Essentiels à tout système d’approvisionnement en sang, les donneurs de sang total fournissent le sang à partir duquel on obtient les globules rouges, les plaquettes et les produits plasmatiques qui seront administrés aux patients. La Société canadienne du sang s’est engagée à maintenir un approvisionnement en sang sûr et sécuritaire tout en protégeant la santé des donneurs. Aussi, cet article porte-t-il sur les répercussions de la perte de globules rouges sur les réserves en fer des donneurs et sur les mesures prises par la Société canadienne du sang pour protéger la santé des donneurs.

Les globules rouges sont les cellules que l’on retrouve en plus grande quantité dans le sang. Ils sont remplis de molécules d’hémoglobine, dont le rôle est de transporter l’oxygène des poumons aux organes et aux tissus. L’hémoglobine est constituée d’un élément essentiel, le fer : chaque molécule d’hémoglobine est composée de quatre atomes de fer. Ce fer, qui provient de notre alimentation intervient dans des réactions biochimiques, dans tout le corps. Pour illustrer cela, on peut prendre l’exemple d’un traversier et des voitures remplies de passagers qu’il transporte : le fer fait office de siège pour l’oxygène (les passagers) dans l’hémoglobine (la voiture), laquelle est transportée par le globule rouge (le traversier). Le traversier livre ensuite son chargement aux organes et aux tissus en empruntant comme routes les artères, les veines et les capillaires.

Capital ferrique de l’organisme

Le fer est emmagasiné dans les cellules hépatiques ainsi que dans la ferritine, une protéine. La ferritine sérique reflète le niveau des réserves en fer dans le corps. On peut la mesurer en laboratoire à l’aide d’analyseurs. Les donneurs de sang total doivent se soumettre à un test d’hémoglobine par ponction capillaire effectué à l’aide d’un hémoglobinomètre. La ferritine, cependant, ne peut être analysée dans les points de collecte.

Selon Cooper et coll. (2012), la prévalence d’une ferritine sérique suffisante, c’est-à-dire se situant au-dessus de la plage de référence, chez les Canadiens âgés de 20 à 49 ans est de 98,7 % pour les hommes (intervalle de confiance à 95 %, 97,5-99,9) et de 90,9 % pour les femmes (intervalle de confiance à 95 %, 87,2-94,6).D’un point de vue statistique, les femmes présentaient un taux de ferritine significativement inférieur à celui des hommes (p < 0,05), et la prévalence la plus élevée d’une ferritine sérique insuffisante concernait les femmes âgées de 12 à 19 ans (13 %).Lors d’un don de sang total de 500 mL, on estime que la perte de fer est de l’ordre de 225 à 250 mg. Si ce fer n’est pas restauré par l’alimentation ou une supplémentation, cela peut entraîner de graves problèmes de santé. En raison de la fréquence des dons de sang total, on estime que 25 % à 35 % des donneurs présentent une carence en fer, c’est-à-dire que leur taux de ferritine est inférieur à 26 µg/L.Une supplémentation quotidienne en fer de 37,5 mg de fer élémentaire pendant huit semaines suffit à restaurer le fer perdu lors d’un don de sang total.2

Symptômes de la carence en fer et de l’anémie ferriprive

Une carence en fer peut être accompagnée ou non d’une anémie, c’est-à-dire d’un faible taux d’hémoglobine. Le test d’hémoglobine auquel la Société canadienne du sang soumet les donneurs avant un don de sang permet de détecter les carences en fer avec anémie, mais pas celles sans anémie.

Les symptômes de la carence en fer sans anémie ont principalement été étudiés chez les femmes préménopausées. Un quart des femmes menstruées présentent une carence en fer, soit un taux de ferritine en dessous de 15 µg/L; la fatigue est le symptôme le plus rapporté.3-6 Selon Kiss et coll. (2015), les symptômes de la carence en fer sont la fatigue, une aptitude réduite à l’exercice physique, des changements neurocognitifs, le pica et le syndrome des jambes sans repos.Plusieurs études sur la carence en fer sans anémie parlent d’une association de symptômes plutôt que d’une corrélation définitive.Enfin, la carence en fer sans anémie a des répercussions sur la qualité de vie.3, 8, 9

Les manifestations physiologiques de l’anémie ferriprive comprennent une réduction de la fonction immunitaire, une altération des performances cognitives, une réduction de la fonction thermorégulatrice corporelle et du métabolisme énergétique, ainsi qu’une diminution de l’aptitude à l’exercice physique et au travail.10, 11 La vaste gamme des symptômes liés à la carence en fer est attribuée aux nombreuses utilisations physiologiques du fer.

En l’absence de traitement, une carence en fer sans anémie peut se transformer en une anémie ferriprive. Pour éviter aux médecins d’avoir à rechercher la cause d’une carence en fer chez leurs patients qui donnent du sang, il est important que les donneurs de sang et les médecins connaissent le lien qui existe entre le don de sang total et la carence en fer.12-14

Réserves en fer Ferritine sérique
Inexistantes < 12 µg/L
Faibles 12-24 µg/L
Adéquates > 25 µg/L

Niveaux des réserves en fer chez les donneurs de sang total de la Société canadienne du sang

Au Canada, les produits sanguins labiles proviennent de près de 415 000 donneurs volontaires. Chaque année, nous recueillons environ 790 000 unités de sang total. 87 % de ces dons proviennent d’un ensemble de donneurs dévoués et assidus, et les 13 % restants de nouveaux donneurs. Selon les chiffres de 2018, les donneurs font un peu plus de deux dons par an en moyenne.

Avant chaque don, nous prélevons du sang capillaire au bout d’un doigt du donneur afin de réaliser un test d’hémoglobine. Pour pouvoir donner du sang, le taux d’hémoglobine doit être, au minimum, de 125 g/L pour les femmes et de 130 g/L pour les hommes. En 2018, nous avons dû refuser 8 % de femmes et 2 % d’hommes à cause de leur faible taux d’hémoglobine. Un faible taux d’hémoglobine peut être la conséquence tardive d’une carence en fer et, plus rarement, d’autres étiologies comme une carence en vitamine B12 ou une pathologie myéloïde.

Nous ne mesurons pas le niveau des réserves en fer de manière systématique. Or, il est de plus en plus reconnu que le don de sang total peut entraîner une carence en fer, en particulier chez les femmes et les donneurs assidus.13-17 

Par ailleurs, nous avons pu constater que le taux de refus de donneurs en raison d’un faible taux d’hémoglobine augmentait avec la fréquence des dons de sang total. Il est possible que les donneurs et leurs médecins ne fassent pas toujours la relation entre le don de sang et la carence en fer.12-14 Or, si l’on considère les symptômes de la carence en fer, il en va de la sécurité des donneurs.

Afin d’évaluer la prévalence de la carence en fer chez les donneurs de sang total, nous avons récemment mesuré les taux de ferritine de près de 13 000 donneurs, soit 2,6 % de notre bassin de donneurs.16, 18, 19 Pour ce faire, nous avons testé les donneurs dans des points de collecte sélectionnés au hasard. Nous avons remis aux donneurs qui présentaient un faible taux de ferritine une fiche d’information ainsi qu’une lettre les encourageant à consulter leur médecin ou leur pharmacien pour une supplémentation en fer. Nous avons aussi évalué les connaissances des donneurs sur les répercussions du don de sang sur leurs réserves en fer et nous avons cherché à savoir s’ils en avaient déjà discuté avec leur médecin. Voici les résultats de ces études :

  1. Les donneurs ont très peu de connaissances sur le fer et peu de donneurs parlent du don de sang avec leur médecin.
  2. Les donneurs assidus présentent souvent une carence en fer même s’ils passent le test d’hémoglobine (tableau 1).
  3. La plupart des donneurs qui ne passent pas le test de l’hémoglobine présentent une carence en fer (tableau 1).
  4. Les médecins des donneurs dont le taux de ferritine est faible ne leur recommandent pas toujours de prendre une supplémentation en fer.
  5. Beaucoup de donateurs commenceront la supplémentation en fer s'il est conseillé de le faire par leur médecin.

Adapté de Goldman et coll. (2017).18

Ces résultats chez les donneurs canadiens sont semblables à ceux observés dans les études réalisées aux États-Unis, en Australie, en Suisse, aux Pays-Bas et au Danemark..20-27 Dans les autres pays, le sexe du donneur et la fréquence des dons constituaient les principaux déterminants de la carence en fer chez les donneurs de sang total.15, 25-27

Informer les donneurs de leur carence en fer s’est avéré efficace et nous avons pu constater une baisse de la fréquence de leurs dons pendant les deux ans qui ont suivi, comparé aux donneurs qui présentaient un taux normal de ferritine et qui n’en avaient pas été avisés. Grâce à des entretiens qualitatifs avec les donneurs, nous avons pu déterminer qu’ils avaient une faible compréhension générale du lien qui existe entre l’hémoglobine et le fer, qu’ils ne disposaient pas des connaissances nécessaires pour pallier les effets secondaires d’une supplémentation en fer et qu’ils avaient peu d’interactions avec leur médecin, lesquelles se résumaient souvent à leur visite annuelle.

C’est sur les résultats de ces études internes et ceux d’études réalisées dans d’autres pays que nous nous sommes basés pour prendre des mesures de mitigation de la carence en fer chez nos donneurs. Nous devrons toutefois réaliser d’autres études pour mettre en place une stratégie efficace d’analyse de la ferritine chez les donneurs de sang total et élaborer des solutions optimales pour les donneurs présentant une carence en fer.

Mesures de mitigation de la carence en fer prises par la Société canadienne du sang

Recommandation 1. Les donneurs qui ne passent pas le test d’hémoglobine doivent effectuer un suivi avec leur médecin afin de faire analyser leur taux de ferritine et de discuter d’une supplémentation en fer.

Nos études ont montré que les réserves en fer de la majorité des donneurs de sang total qui ne passent pas le test d’hémoglobine sont faibles (ferritine comprise entre 12 et 24 µg/L) ou inexistantes (ferritine < 12 µg/L). Pour pousser l’investigation, il faut soumettre le donneur à un hémogramme complet, réalisé à l’aide d’un analyseur en laboratoire et comprenant la mesure du taux d’hémoglobine sur un échantillon de sang prélevé par ponction veineuse. Cette méthode est plus fiable que le test d’hémoglobine par ponction capillaire effectué à l’aide d’un hémoglobinomètre. Par la suite, on peut prescrire une analyse de la ferritine sérique en guise de suivi. D’autres analyses peuvent s’avérer utiles dépendamment de divers facteurs, comme la présence d’une anémie, l’âge et le sexe du donneur, le statut menstruel, la présence d’antécédents familiaux de cancer gastro-intestinal, et la présence de symptômes ou de signes de problèmes de santé sous-jacents. Dans ses directives, la British Society of Gastroenterology recommande d’obtenir l’historique des dons de sang lorsque l’on recherche les causes d’une carence en fer.28 Pour les jeunes femmes qui donnent du sang régulièrement, on préconise un essai de supplémentation en fer et une interruption des dons de sang, suivis d’une nouvelle évaluation des taux d’hémoglobine et de ferritine six mois après. Pour les hommes d’âge mûr qui n’ont jamais encore donné de sang, on recommande des analyses gastro-intestinales.

Les donneurs qui présentent des antécédents personnels ou familiaux d’hémochromatose ne doivent pas prendre de suppléments de fer. Sur la feuille d’information (figure 1) remise aux donneurs, nous recommandons de ne pas faire de don avant d’avoir vu un médecin et déterminé la cause de leur anémie. Par ailleurs, nous recommandons à ceux qui seraient amenés à prendre des suppléments de fer à cause d’une anémie ferriprive d’attendre six mois de supplémentation et la disparition de leur anémie avant de recommencer à donner du sang.

Recommandation 2. Les donneurs qui passent le test d’hémoglobine doivent faire analyser leur taux de ferritine s’ils donnent du sang fréquemment ou s’ils présentent des symptômes de carence en fer.

La carence en fer étant si courante chez les donneurs assidus de sang total, nous leur recommandons de parler à leur médecin de leurs dons de sang lors des visites de routine. Les donneurs qui pourraient présenter des symptômes de carence en fer, comme une fatigue inexpliquée, doivent faire analyser leur taux de ferritine sérique. Enfin, les donneurs assidus, en particulier les femmes qui donnent du sang au moins deux fois par an et les hommes qui en donnent trois fois par an ou plus, sont plus susceptibles de développer une carence en fer et doivent faire analyser leur taux de ferritine sérique.

Selon les études12, 29, une dose totale comprise entre 2 000 et 4 000 mg de supplémentation en fer élémentaire, soit une dose quotidienne de 37,5 mg pendant huit semaines2, devrait permettre de remplacer le fer perdu lors d’un don de sang total. Il est très difficile pour les donneurs assidus, en particulier les femmes, de remplacer le fer par l’alimentation uniquement ou en prenant des multivitamines contenant une petite quantité de fer.Le tableau 2 contient quelques préparations de fer disponibles au Canada, ainsi que le nombre de comprimés nécessaires pour restaurer le fer perdu lors d’un don de sang. La plupart des études concernant la supplémentation en fer des donneurs de sang préconisent de prendre un comprimé par jour à l’heure du coucher, l’estomac vide de préférence, pendant un à trois mois – plus pour les donneurs qui présentent déjà un faible taux de ferritine.

Comme le montre notre étude ainsi que celles de Statistique Canada, beaucoup de femmes ont déjà de faibles réserves en fer avant même de commencer à donner du sang. Par ailleurs, les réserves en fer des donneurs qui prenaient un supplément de fer, soit 37,5 mg de fer élémentaire par jour, se sont rétablies plus vite (entre 4 à 5 semaines) que celles des donneurs qui n’en prenaient pas (entre 11 et 23 semaines).Il a été démontré qu’une supplémentation orale en fer pendant huit semaines permettait d’améliorer le capital ferrique de l’organisme après un don de sang total.30 Les donneurs chez qui on a diagnostiqué une carence en fer sans anémie et qui prennent des suppléments de fer peuvent recommencer à donner du sang une fois que leurs réserves en fer sont revenues à la normale.

Tableau 2. Suppléments de fer disponibles au Canada.

Préparations Comprimé (mg) Fer élémentaire (%) Fer élémentaire par compr. (mg) Nbre de compr. pour une dose totale de 2 000 mg Nbre de compr. pour une dose totale de 4 000 mg
Sulfate de fer 300 20 60 33 66
Gluconate de fer 300 11.6 35 57 114
Fumarate de fer 300 33 99 20 40
Complexe polysaccharide-fer 150 100 150 14 28

Autres sources de fer

Mis à part l’alimentation, les multivitamines et les suppléments de fer, il existe d’autres sources de fer, dont l’eau minérale et le matériel de cuisson, comme les récipients en fonte ou encore les lingots de fer Lucky Iron Fish™. Il convient toutefois de consulter son médecin ou son pharmacien pour déterminer si ces sources peuvent fournir la quantité de fer appropriée à sa situation. Par ailleurs, comme cela a été dit auparavant, les femmes et les donneurs assidus de sang total nécessitent plus de fer que la quantité journalière recommandée pour maintenir leurs réserves en fer à des niveaux acceptables. Bien que ces sources de fer ne présentent aucun danger pour les personnes en bonne santé, leur efficacité comme traitement préventif ou curatif de la carence en fer n’a pas été démontrée dans les pays développés.

Conclusion

Au Canada, environ 2 % de la population adulte donnent du sang et permettent aux patients de bénéficier de traitements vitaux. La carence en fer est un problème courant, en particulier chez les femmes en âge de procréer. Les dons de sang total ont d’importantes répercussions sur les réserves en fer des donneurs assidus, en particulier sur celles des femmes. Diverses mesures doivent donc être prises pour prévenir, détecter et traiter la carence en fer chez les donneurs. La Société canadienne du sang a mis en place une stratégie qui permet d’atténuer les risques liés à la perte de fer lors des dons de sang total. Cette stratégie comprend la limitation du nombre de dons de sang total pour les donneurs les plus susceptibles de développer une carence en fer. Elle comprend également une meilleure éducation des donneurs et des médecins sur le lien entre l’épuisement des réserves en fer et le don de sang total. Nous recommandons aux donneurs assidus de parler avec leur médecin du don de sang, du suivi éventuel de leur taux de ferritine et d’une supplémentation en fer. Quant aux médecins, nous les encourageons à demander à leurs patients s’ils donnent leur sang en cas de carence en fer ou de symptômes non spécifiques associés à la carence en fer, tels que la fatigue. En conclusion, les donneurs assidus doivent souvent prendre des suppléments de fer de manière temporaire pour restaurer le fer perdu lors des dons de sang.

 

Figure 1.

Références

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